Être poète n'est pas une ambition que j'aie, c'est ma manière à moi d'être seul. Fernando Pessoa

Tout corps opaque rayonne de sa propre image - dégage sa propre image - en tout l'air ambiant. Alix Cléo Roubaud

J'avais envie de poésie et de tendresse parce que le monde en manque cruellement. La vraie pertinence aujourd'hui, c'est de révéler la poésie qui est en nous. Bartabas


Dans Le cabinet des curiosités sur Radio U;
chroniques - L'écho d'un vers - L'instant du dernier mot.

Publications dans les revues Web:
https://larevuedesressources.org/_carol-delage,3069_.html
https://www.cequireste.fr/category/auteurs/carol-delage/

Exposition personnelle de photographies - Derrière la vitre - à L'étiquette Paris 4, avril-mai 2017.

https://www.eurydemaornataeditions.com/copie-de-revue-ornata-6
http://www.dechargelarevue.com/La-Revue-Ornata-no-6.html

Exposition d'une photographie à L'Atelier des Vertus Paris 3, dans le cadre du lancement de la revue 6 Ornata, événement associé aux manifestations du Printemps des poètes.

Exposition collective de photographies à L'Atelier des Vertus, 21 /12/19 pour la fête du solstice d'hiver.

Exposition personnelle de photographies - La frontière - à l'Atelier des vertus le 14 mars 2020.

Publications de poèmes et de recueils chez Les Cosaques Des Frontières:
Recueils "Jusqu'à la lie" avril 2020
& "Une mesure du monde" 1er août 2020 https://lescosaquesdesfrontieres.com/category/carol-delage/


Site web enregistré à la Bnf



https://lescosaquesdesfrontieres.com/category/carol-delage/

dimanche 21 décembre 2025

Lux perpetua

 

Au commencement,

Ni forme, ni nom

Seulement la profondeur 

Obscure, immobile.

Mais dans  le silence des ténèbres, 

Reposait la promesse féconde.


Soudain, la lumière surgit,

Fendit l’obscurité.

De son glaive ardent

Découpa le chaos. 

Ce qui fut traversé 

Devint visible, se révéla 

Ce qui ne le fut pas 

Demeura dans l’ombre, 

Ventre du monde, 

Gardien des possibles. 


Elle fut souffle cosmique,

Battement premier, 

Accoucheuse d’archipels lumineux,

En flottaison dans l’infini océan nocturne, 

Étoile de feu née d’elle-même, 

Étoile de joie offerte au vide. 


Dans l’univers en expansion

Elle se dilua et devint vibration,

Danse sacrée des molécules,

Chant de l’infime frémissant.


Dès lors les formes apparurent.

Le flux de la création n’eut

Ni repos, ni centre, ni fin : 

Il fut mouvement.


Dans la matière embrasée,

Tout se forma et se déforma 

Sans relâche,

Sans mémoire fixe.

Les corps se désagrégèrent 

Pour apprendre à renaître 

En formes inédites.


La lumière agrégea 

Cellules et matières nouvelles 

Et, de ses fils d’énergie vivante,

Tissa des mondes nouveaux. 

 

Il n’y eut ni avant ni après, 

Seulement l’instant vibrant.

Tout fut simultané.

Tout fut seuil sans cesse franchi. 

Tout fut éternellement passager.


C’est ainsi que le temps naquit.


Partout,

Pour toujours,

La lumière, verbe incandescent,

Écrit, parle, 

Est somme de langages naissants,

Formules d’expressions infinies

Et l’ombre, sine qua non à sa raison,

À jamais enveloppe dans ses draps 

Le secret




samedi 8 novembre 2025

Avant l'étincelle, au-delà de l'horizon

 

 ? ] 0                     ...                       ∞ [ ?

                          gravité

            constantes fondamentales  

                 magie des nombres



De trombe à prière


Du ventre des eaux,

Au plus haut, tu t’élèves sans effort

Et dans ta paume d’écume 

Soudain le ciel gris se tord


Au cœur, les maux

Flou mental, brûlure des os

En tous genres, guerres et contaminations 

L’intime et le monde chancellent au diapason


Pris dans ta tourmente, une aile impavide 

Et dans ses plumes lavées des fléaux

Message et feu nouveau

Transperce et effile ta démesure fluide 


Beau temps après la pluie

Levée de la brume 

Mers calmes et limpides 

Prière pour soi et le monde, en sursis.



***

Dès lors que nous naissons

Nous vivons, 

Oui 

Mais en sursis. 



lundi 27 octobre 2025

Discrédits et considérations


Je ne cherche plus

Dans l’attente et le silence 

Dans les épaisseurs de mon existence

Dans le royaume tourmenté de mon cœur

D’explications à ce qui est ou pas advenu 



Mais trouve en moi la joie 

Quand s’étirent, lumineux et fragiles,

De mai à avril

Et le sourire, et l’aura

Des êtres que je chéris 



Je ne crois plus 

 - Visage double, gestes fous, mots tordus - 

En l’homme si prompt à l’impur, à la traîtrise 

Aux mensonges, à l’infamie

Aux bassesses, aux actions destructrices 



Mais je sais, je pressens

Les signes et les innombrables réseaux

Qui, de la première demeure au tombeau,

Parent nos vies et constellent, invisiblement,

L’espace infini



vendredi 8 août 2025

Vision


Sous la voûte fragilisée

Voir au travers des fissures 

Un fragment du ciel


Imaginer son étendue,

Le monde cosmique

Et ses charpentes mathématiques

Depuis la Terre