Dans le maquis du monde,
La géographie de l’âme humaine
N’offre ni carte ni boussole.
Se repérer, s’orienter,
Sans se laisser happer par la violence
Ni séduire par la tentation du silence.
Avancer les yeux pleins de suie
Au beau milieu de la forêt noircie
Déplier les cartes
Mais marcher certitudes renversées
Dans le passage du vent
- Force obstinée du mouvement -
Déplier les archives du vivant
- Pages oubliées, pages sacrifiées -
D’où s’échappent des oiseaux
Revenant ainsi habiter la maison
Comme eux voler, les pieds au sol
Danser avec les gouttes
Dans leurs cercles magiques
Agrandissant le monde
Sentir la pluie revenue redessiner le vivant.
Poursuivre la traversée guidée
Par le frémissement des feuilles,
Le chant intact des oiseaux,
Et cette lumière qui en nous persiste
En tenant éloignés
Les prétendus géants soutenus par le minuscule
Les prétentieux ignorants convaincus de leur puissance, nulle :
L’inconnu et le mystère étant bien trop grands







